S’Installer & Vivre sur de petites surfaces

Les crises alimentaires, énergétiques & financières sont bien là !

Repenser le système en profondeur

La nécessité de repenser en profondeur notre système de production agricole est incontournable & pressente !

S’interroger en profondeur, demande de reposer le problème à plat. Notre besoin de s’alimenter répond à plusieurs critères : santé, alimentation, foncier, économie, savoir-faire & interrelations sociales  et systémiques.

Santé

Le premier critère d’une bonne l’alimentation est qu’elle nous permette d’être en pleine santé, de pouvoir faire tous les activités physiques nécessaires, de se sentir heureux. En dehors de tout clivage diététique, les lois biologiques du corps humain ont été très largement bafouées depuis l’apparition de l’industrialisation puis de l’agro-industrie. En effet, lorsque l’on étudie la nutrition, l’on apprend & prend conscience que la pleine santé ne s’acquière pas en mangeant de plus en plus de viande, du lait pour le calcium, des céréales pour les hydrates de carbones, etc… Mais plutôt d’une grande quantité de fruits & légumes gorgés de vitamines, de minéraux et d’enzymes. Le sucre des fruits et des légumes ne provoquant en aucun cas des problèmes d’insuline.

En effet, en étudiant la physiologie des autres animaux sur Terre, notre tube digestif n’est pas celui d’un carnivore – il est beaucoup plus long ; ni celui d’un herbivore – il ne possède pas de panse & ni celui d’un granivore – il ne possède pas de gésier. Notre système digestif est le même que celui des grands singes, des frugivores. Ils mangent essentiellement des fruits et des feuilles associés à quelques insectes & larves.

Notre alimentation occidentale actuelle est vraiment loin de ressembler à ce régime alimentaire. Cela se traduit d’ailleurs par un ensemble de maladie dite de civilisation qui pour le coup ne sont pas dues à la pollution de notre alimentation. La viande apporte sont lots de maladies : cardio-vasculaires en particulier ; 75% des personnes sont intolérantes* (le sachant ou pas) au gluten (protéine de la plupart des céréales), 80 % à la caséine (protéine des laits animaux), qui se traduisent par une multitude de maladie – Lire pour cela « La 3e médecine » du Docteur Seignalet. ou regardez le film « Gros, malade & presque mort », qui s’il n’est pas une démonstration scientifique, montre une démarche expérimentale pour le moins surprenante. Voir le film ICI !

Si l’on se réfère à la physiologie, à la génétique, tout autant qu’à l’histoire de l’apparition de l’être humain tout concoure à nous démontrer que notre corps est donc fait pour un régime essentiellement frugivore (avec les feuilles & autres végétaux) & cru. Cela remet pour le moins fortement en question nos habitudes alimentaires. Je suis consciente d’avoir jeté un pavé dans la mare.  Pour autant, je n’oblige personne à me croire sur paroles ! Faites vos propres recherches sur internet et surtout Essayez et ressentez ! Comment vous vous sentez après avoir mangez des fruits et légumes crus, feuilles surtout, ou des jus de fruits & ou de feuilles frais ?

Pour ma part, cela explique nombre de problèmes alimentaires & sanitaires, si ce n’est tous, depuis l’histoire de l’humanité. Et surtout cela résout certains problème mondiaux, notamment au niveau de énergétique, de méthane, donc climatique. Ce que je cherche à montrer par cet article.

* Étude de l’Institut suisse Stélior de recherche sur l’hyperactivité, l’autisme & l’épilepsie.

Une production alimentaire basée sur les fruits et les feuilles

Paragraphe mis à jour le 19 Mai 2014

Sans vouloir convertir le lecteur à ce régime alimentaire, je poursuis mon raisonnement dans le cadre de la conception d’un lieu de vie basé sur ce régime alimentaire.

L’alimentation carnées, de céréales & de légumineuses semblent avoir résolu certaines problématiques liées à un arrêt de la végétation donc de la production l’hiver dans les zones tempérées. En effet, la production de fruits et de légumes en hiver est plus compliquée en milieu tempéré qu’en zone méditerranéenne, tropicale ou même le long de l’équateur. Puisque les troupeaux survivent à l’hiver & les céréales comme les légumineuses se conservent pendant cette période, sous condition qu’elles soient protégées des prédateurs. Cependant, nombre de légumes racines & légumes fruits, comme les carottes, les panais, les courges, … se conservent tout l’hiver tout autant que certains fruits eux-mêmes, comme les pommes, les kiwis ou les poires. Pour d’autres il est tout à fait possible de les transformer tout en gardant intacts leur nutriments : en les séchant à basse température, moins de 47°, en les lacto-fermentant, à la façon de la choucroute, qui augmente même leur teneur en enzymes, ferments & nutriments comme la vitamine C.

Par ailleurs, lorsque l’on veut aussi résoudre la problématique des transports à longue distance. Il nous faut donc trouver des solutions adaptés à cette nouvelle vision !

Nous devons résoudre à la fois les problématiques énergétiques, alimentaires et de production localisée. Et en ne posant pas l’ensemble des questions nos solutions seraient bancales. En effet, comment nos organismes s’adapteraient à une recrudescence d’activité physiques s’ils ne sont pas en parfaite santé. Pour vouloir résoudre cette équation depuis 20 ans au moins, je la sais primordiale. Combien d’entre nous sont en capacité physique, aujourd’hui, de changer pour de métier pour un métier plus physique comme celui de paysan ou d’artisan. L’activité physique au grand air est elle-même source de santé, cependant si les paysans et artisans d’autrefois ont désertés les campagnes, la révolution industrielle n’en a pas été la seule responsable. La pénibilité des pratiques agricoles d’autrefois en est une raison suffisante. C’est d’ailleurs l’objet des recherches et découvertes de la Permaculture. L’éthique de la permaculture en témoigne : Prendre soin des humains, de la Terre & produire une récolte à partager entre tous les êtres vivants.

La pleine santé est vraiment indispensable pour une adaptation massive à ces changements.

Alimentation

Nous sommes habitués à une alimentation exotique, énergivore  & finalement peu variée. Tomates, courgettes, poivrons, pâtes, pain, pizza, riz, pommes de terre, pommes, oranges, steak de bœuf, charcuteries forment la quasi totalité de notre alimentation.  Comment passer à une alimentation beaucoup plus physiologique, qui apporte la pleine santé selon la loi de l’homéostasie* ?

Tout changement, la popularité du mouvement des Villes & Territoires en Transition & des Incroyables Comestibles, tout autant que celui des Colibris, le prouve, se fait à partir d’une démarche positive. Ce n’est pas en nous privant, que nous arrivons à un résultat, c’est en apportant quelque chose en plus. Il s’agit donc de proposer une alimentation qui nous apporte une meilleure santé & nous fasse envie. Ressentir dans notre corps que nos soucis disparaissent en est la meilleure réponse. Proposer de goûter, de prendre des repas répondant à ces critères physiologiques est le meilleur moyen de convaincre. Se rassembler, le faire ensemble est le meilleure moyen de pérenniser le changement.

Encore une fois je ne cherche pas à vous convertir, je poursuis le raisonnement des bienfaits et des moyens à mettre en œuvre pour cette alimentation qui semble adaptée.

* Homéostasie : Tout système laissé à lui-même retrouve son état d’équilibre

Foncier

L’avantage d’une production fruitière c’est qu’une fois en place surtout dans un système permaculturel, elle demande très peu d’énergie pour son entretien. L’essentiel de l’énergie est consacré à la récolte !

Les besoins en surface pourraient apparaître plus important que pour une production maraîchère. Cependant en Permaculture, la conception, le design,  est basée sur l’imitation de la nature. Or la nature, chaque fois que nous la laissons vivre à sa guise nous montre d’autres modèles de production. C’est ainsi que l’on remarque qu’elle utilise tous les étages végétaux, étages aériens comme racinaires, qu’ils sont tous reliés entre eux pour leur meilleur bénéfice. A nous de les recréer afin qu’ils produisent ce que nous attendons, des fruits & des légumes  savoureux tout au long de l’année. Disposons au pied des arbres fruitiers, des plantes comestibles mais aussi d’autres qui leur apportent les nutriments complémentaire. C’est ainsi que la consoude qu’en jardinage biologique est utilisée en extrait fermenté pour aider à la maturation des fruits au verger comme pour les tomates. Elles seront donc implantées au pied des arbres fruitiers et pourront composter sur place chaque année sans énergie supplémentaire.

Les lianes fruitières pourront comme la vigne ou le kiwi pourront être accolées ou palissées en pergola le long d’un bâtiment, ce qui activera ces productions.

Savoir faire

La mise en place d’une production fruitière est longue et nécessite des terres riches & profondes ainsi que des arbres dont le pivot a été conservé. Le pivot est la première racine d’une multitude d’arbres fruitiers qui se casse au premier déracinement et ne se recrée jamais. Des racines moins profondes prendront le relai cependant l’arbre n’ira plus jamais puiser eau & nutriments en profondeur, à plusieurs mètres voire dizaines de mètres. La seule façon d’avoir un arbre fruitier avec une racine pivot est donc qu’il soit issu de semis sur place. C’est la meilleure façon d’obtenir des arbres autonomes et sain.

Les arbres fruitiers aujourd’hui, hormis les pommiers Kasaks, ne peuvent se reproduire à l’identique ou avec des caractéristiques intéressantes pour la consommation humaine par semis à de très rares exceptions près et dans ce cas là il faut attendre la mise à fruits qui est longue 7 ans pour un pommier, 10 ans pour un olivier. Cependant, greffer les arbres ont ont au moins un double avantage, bénéficier de l’age du porte-greffe et d’un arbre issu de semis sur place.

Soit en utilisant un arbre sauvage d’une friche (en respectant bien sûr les familles de plantes mais plus encore), soit en semant sur place mais là il faut attendre le temps nécessaire 5 – 7 – 10 ans.

Toutefois en attendant le début de la récolte de ces arbres particulièrement sains et autonomes, plusieurs stratégies  complémentaires peuvent être mises en place.
* Une première consiste à planter des arbres dont on sait qu’ils seront moins robustes, des plants issus de pépinières qui fructifieront beaucoup plus vite. Certaines précautions à la plantation permettent de multiplier la robustesse des arbres. Des greffons pourront aussi être prélevés et échangés pour plus tard.
* Une seconde stratégie consiste à planter des arbustes fruitiers, genre cassissiers, groseilliers, framboisiers plus serrés dont certains seront éliminés au fur et à mesure du développement des arbres fruitiers pour leur laisser un peu plus de place au fur et à mesure.
Pour en savoir plus sur les associations de fruitiers entre eux et autres plantes, il est intéressant de lire Gaias’s Garden de de Toby Hemenway ou plus simplement Créer un jardin-forêt de Patrick Whitefield en français aux éditions du Colibri.

Pour l’apprentissage de la taille et de la greffe deux personnes à ma connaissance sont incontournables : Maurice Chaudière & Andy Darlington. Ces deux personnes ont la particularité de vous transmettre les connaissances utiles et nécessaires tout en vous permettant de percevoir la vitalité de l’arbre qui est devant vous afin de le perturber le moins possible. En effet, une taille comme une greffe peut être apparentée à un acte chirurgical. Un arbre fusse-t-il un végétal, surtout s’il vous apportera votre nourriture pour les années à venir & même sans cela à droit à votre respect. Tout acte inutile ou qui le mettrait en danger est donc à refuser.

Après de multiples expériences il a été prouvé qu’un arbre non taillé fournir une masse de fruits plus importante que s’il est taillé. La taille affaiblit l’arbre, risque de faire pénétrer des champignons dans son bois.  Voilà pourquoi je recommande ces deux personnes, l’une très âgée dans les Cévennes et l’autre dans l’Aude.

Pour aller plus loin sur les jardins forêts ou forêts comestibles, nourricières voici quelques liens :

Andy Darlington Le paysage comestible pour apprendre à greffer dans le plus grand respect des arbres ICI

Forêt comestible dans les Hautes Alpes ICI

La forêt nourricière en Ille & Vilaine ICI

Une bonne source d’arbres d’espèces anciennes ICI

Voilà un bon début de réflexion  !!! A creuser encore : Quelles surfaces ? Quelles productions ? Quelles variétés pour quel climat, quel terrain ? …

 

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1 réponse

  1. Luc dit :

    Merci pour toutes ces informations !

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