Mon design de vie

Il débute en 2007, quelques jours après le retour de ma formation initiale à la Permaculture CCP* avec Steve Page, je comprends que mon mari me trompe. Séparation puis divorce s’en suivent, dans les mois & années ultérieures.

Déjà en mauvaise santé, je dois en premier lieu me reconstruire. Le premier objectif a été de réparer les dégâts émotionnels de la séparation.

Le second fut de créer des revenus économiquement fiables en adéquation avec ma raison d’être & mes valeurs. Je créais alors l’association Gourmandises Sauvages en 2010, pour montrer comment la Nature a toujours été là pour nous nourrir à travers les plantes sauvages comestibles, source d’une alimentation favorisant une meilleure santé, nécessitant une bonne connaissance des milieux dans lesquels elles poussent ; et la Permaculture qui permet de régénérer les milieux.

Le troisième objectif, fut avant de vendre la maison familiale, de régler les problèmes d’inondation de la maison apparus en 2002. Inondations qui pouvaient dévaster le sous-sol. D’y créer les aménagements basiques permettant une autorégulation du flux très variable d’eau, permettant de répartir l’eau, qui de temps à autre, quelques jours par an, dévalait le coteau côté terrasse. Ce fut fait en février 2014, après plusieurs années de recherches & d’observations, grâce à des baissières végétales vivantes. La maison est vendue en Décembre 2015.

En 2016, j’arrive dans un lieu très intéressant & accueillant pour moi mais qui n’est qu’une location & sans terrain. Il s’agit donc de trouver les moyens d’accéder à un terrain permettant l’installation de mon projet de vie, une École des Plantes et de la Nature. L’emplacement géographique est idéal, en pleine Nature proche d’une grande ville avec une vue exceptionnelle sur une campagne de bocage & 5 départements. Le lieu est majestueux & accueillant mais pas de terrain. Je développe le réseau de la Permaculture à Chambéry, co-créant les Perm’Apéro mensuels du vendredi dans un bistrot alternatif avec 3 autres permaculteurs.

En 4 ans, la recherche d’un terrain permettant la création d’une École des Plantes & de la Nature s’est poursuivi mais n’aboutit pas.

2019 Réalisant que vivre seule ne permet pas d’œuvrer efficacement pour une vie résiliente et autonome, j’emménage dans une colocation qui se trouve être sur le territoire du Voironnais quitté 4 ans auparavant. Le lieu est très propice au développement de l’activité de l’association Gourmandises Sauvages & à la mise en œuvre d’un design complet. En effet, ce lieu a 40 ans d’existence, quelques panneaux photovoltaïques, des fruitiers, des ruches, un poulailler & même des jardins partagés sont déjà là. Cependant, même si la pratique de la culture bio serait déjà une amélioration du lieu. Certes l’autonomie alimentaire pour des raisons économiques voire traditionnelles sont déjà organisées, par contre l’autonomie globale & la résilience ne sont pas encore la culture du lieu.

Par ailleurs, en 2019 nous, humains occidentaux vivant sur la planète Terre, sommes de plus en plus confrontés aux limites & à sa dégradation rapide, pour ne pas dire exponentielle. Les chiffres pleuvent, s’aggravent, la conscience globale s’amplifie mais n’est toujours pas à la hauteur des enjeux. Il y a suffisamment d’actrices & d’acteurs aujourd’hui dans la région, il s’agit donc pour moi de développer & soutenir les démarches de conscientisation par l’action locale. J’ai appris ces derniers mois ce qu’étaient les actions gagnant-gagnant-gagnant en campagne, grâce à l’organisation de missions saisonnières, comme les missions : Ail des ours, jus de pomme. Je vais aussi initier celle autour de la noix puisque c’est le territoire. Une monnaie complémentaire se déploie sur l’Isère & je suis l’action de Steve Read « Permaculture Ma commune en action » pour m’en inspirer aussi.

Bref c’est le moment du déploiement des énergies collectives, de la conscientisation par l’action. Quoi de mieux pour convaincre que d’agir, de créer : des WC sec avec une vue majestueuse, des pots d’ail des ours fabriqués ensemble & échangés avec son entourage, des pommes récoltées dans les vergers abandonnés avec l’accord des paysans qui s’émeuvent de les voir revivre, des soirées traditionnelles de concassage des noix ou de la fabrication du vin de noix.

Pour convaincre les campagnes, rien de mieux qu’allier tradition, entraide & économie locale. Ces actions, souvent festives, rassemblent et permettent de fédérer la culture de l’autonomie & de la résilience si elles sont au cœur d’une action plus globale de sensibilisation à la création de nouveaux mode de vie harmonieux avec la planète.

*CCP : Cours, Certifié ou, de Conception en Permaculture

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