Construire sa maison

Depuis plusieurs années, 7, je vis avec le projet de changer de vie. Je nous avais découvert une maison saine pas trop loin de Grenoble & proche d’un collège pour nos enfants.

De grands bouleversements sont intervenus dans ma vie, cependant je vis toujours avec le projet de changer de vie. Le projet consiste toujours à transmettre autour de moi ce que j’ai patiemment collectés pendant 19 ans. Cette somme de savoirs est tellement inspirante & réjouissante pour moi, que la partager avec vous qui me lisez & d’autres plus tard qui croiseront le chemin de ce lieu, nourrit en moi chaque jour la volonté d’y parvenir.

Je suis sur le point de mettre en vente cette maison qui a vu grandir & s’épanouir mes enfants, pourtant je me réjouis de changer de lieu pour aller vers une vie moins consommatrice d’énergie en tout genre, la mienne & celle de la planète.

Comme ce changement de vie est important ; comme ce changement de vie se fait dans l’esprit de la Permaculture, je partage avec vous cette démarche. Il s’agit donc d’entamer une démarche de design d’un lieu comme la Permaculture le conçoit. Faire le design de ce changement de vie.

Quel est mon but ?

C’est le moment de rêver, de mettre en mots ce qui nous passe par le tête régulièrement, ce qui nous donne l’impression que notre corps décolle du sol rien que d’y penser, que toute l’énergie de la Terre est à notre disposition !

Mon but est de vivre avec le moins d’argent possible

Je rêve de retrouver du temps pour avoir le plaisir, au delà de l’activité professionnelle très enrichissante & primordiale pour moi : de coudre, de tricoter, de jardiner, de me prélasser (un peu, pas longtemps, je m’ennuie vite) au soleil, de profiter de l’oiseau qui vient se poser sur la branche pour y déguster la graine de tournesol que j’ai fait pousser pour lui cet été,  de me baigner dans cette mare qui ressemble aussi à une piscine naturelle vivante, de faire les conserves nécessaires pour cet hiver, de récolter les graines nécessaires pour agrémenter les plats, … Bref de vivre au rythme de la nature et des saisons.

L’objectif est donc d’être le plus autonome possible !

Mon but est de vivre confortablement

Ces 5 dernières années, j’ai souhaité vivre en économisant le plus possible pour m’offrir un livre, un joli pot en terre d’un potier devenu un copain, l’excellent pain bio avec des céréales anciennes, … en dépit du fait que j’avais de moins en moins d’argent disponible, dans une maison trop grande pour moi, saine certes, avec des matériaux industrialisés.  Je perds encore beaucoup trop d’argent a maintenir cette maison dans un état finalement désagréable à vivre surtout en hiver. Je dois passer beaucoup de temps à maintenir cette maison en état de marche. Lors de cette expérience, j’ai appris que l’eau chaude au robinet, l’eau courante et une chaleur suffisante (supérieure à 15°C jamais en dessous) est important, même si momentanément le plaisir d’une douche solaire est un luxe que je recherche.

Pour avoir vécu, petite fille, tous mes étés dans une maison de 40m² environ de 2 m sous plafond, à 7 personnes, avec l’eau de pluie au robinet, les toilettes pas sèches au fond du jardin, un potager, le lavoir à l’extérieur offrant une vue magique sur le rocher de Sainte Marguerite (Landéda -29) et un tas de sable pour les enfants, au bord de la mer source d’une multitude de repas que les grands restaurateurs nous auraient enviés, je sais que la simplicité de vie est un confort de vie extraordinaire.

La beauté du lieu est donc très importante pour moi. La vie en harmonie avec la nature et la biodiversité est un privilège que je souhaite pour tous !

De quel espace ai-je besoin ?

Pour avoir vécu cet été proche d’une yourte de 30 m² & avoir découvert la quantité de bois nécessaire au chauffage pour l’hiver, comparativement à l’énergie nécessaire pour mal chauffer ma maison, j’ai vraiment mesuré la différence d’énergie en jeu.

Pour avoir lu l’article de passerelle Eco sur cette construction : Article Passerelle Eco sur la construction d’un KerTerre, toute maison ressemblant à un gros champignon bien isolé, chaud l’hiver & frais l’été, sera accueillie et réalisée avec un grand enthousiasme.

Lien vers la vidéo de la construction d’un KerTerre

Ceci implique de pouvoir vivre dehors tout au long de l’année. Habitant dans une région enneigée & froide l’hiver (entre 0 & -17°C) 5 mois de l’année, l’espace minimum nécessaire est plus important.

Mon but est de transmettre

Puisque mon objectif est de partager avec le plus grand nombre cette vision de la vie, de permettre à tout un chacun de goûter l’abondance de la vie en harmonie avec la nature, le lieu devra pouvoir recevoir toutes ces personnes. Il devra permettre d’y venir facilement, de les héberger, d’y faire la cuisine avec tous, de les recevoir dans une salle à l’abri des intempéries.

Il se veut être un lieu de transition, aussi doit-il être suffisamment confortable pour être enviable tout en permettant l’expérimentation d’une vie en harmonie avec la planète, donc proche de la nature et reproductible facilement à moindre coût.

Pour transmettre dans des conditions agréables et pour l’avoir expérimenté, 15 personnes régulièrement me semblent un bon nombre. Pouvoir recevoir 30 à 50 personnes une à deux fois par an pour un moment festif est une autre possibilité à envisager.

Le lieu sera ouvert aux wwoofeurs ou autres bénévoles de passage dans l’esprit de l’échange travail contre hébergement, nourriture & discutions.

Quels sont mes besoins ?

Maintenant que je sais quel est mon objectif de vie. Je vais donc établir mes besoins en terme de surface et de techniques appropriées.

Mes besoins aujourd’hui

Quand j’observe ma maison & mes habitudes de vie, sachant que je souhaite les modifier considérablement tout en gardant des repères, je me dis, j’ai besoin :

Habitat – Phase 1

  • d’un lieu où dormir au calme & beau,
  • d’un bureau ouvert sur la nature avec des étagères de rangement fonctionnel, avec une grande bibliothèque
  • d’un espace cuisine pratique (surface de découpe, de feu, de lavage, de rangement),
  • d’un espace pour recevoir 5 à 6 personnes avec convivialité, avec de la musique,
  • d’un espace de lavage qui peut être différent suivant la température extérieure,
  • d’une chambre pour mon ado qui deviendra rapidement chambre d’ami,
  • d’un atelier de bricolage,
  • & un de création,
  • d’une douche,
  • & d’un WC sec dans un espace chaud & accessible,
  • d’un lavabo (ou évier) avec miroir pas loin,
  • d’un espace de réserves pour l’hiver,
  • d’un grand espace de cuisine pour réaliser les conserves & cuisiner collectivement,
  • d’une réserve d’eau de pluie,
  • d’un système de phyto-épuration (pour rendre à la nature l’eau encore plus propre que je l’ai reçu),

Habitat – Phase 2

  • d’une salle de formation pour 20 personnes environ,
  • d’accueil pour des soirées amicales & festives,
  • de lieu de toilette sèches extérieures & de douches indiennes avec eau chaude facilement disponible,
  • d’une yourte, un KerTerre, une paill’yourte, objets de chantier participatif
  • d’un étang

Potager bio-intensif – phase 2

L’autonomie étant recherchée, la production alimentaire végétale, essentiellement, est un objectif important. Ma connaissance des Plantes Sauvages Comestibles et mon souhait d’expérimenter l’introduction des Plantes Sauvages Comestibles dans le potager lui donnera un aspect très sauvage, genre jungle végétale productive.

Une forêt comestible, où tous les étages végétaux sont réunis, m’apparait de plus en plus évidente. L’efficacité entre l’énergie dépensée et la récolte est vraiment en faveur de cette production. De plus notre alimentation physiologique est celle de fruits & légumes feuilles. Alors même si je ne m’alimente pas uniquement comme cela, créer l’abondance en multipliant les arbres fruitiers est donc un objectif !

Quels sont les surfaces empilables dans le temps ?

Soit je dors, soit je m’active, soit je me lave. Ces trois fonctions sont potentiellement empilables sur une même surface. J’aime travailler dans le lieu de vie, proche de l’espace cuisine,  l’important est que les rangements permettent une disparition visuelle rapide & aisée.
Soit je mange, soit je travaille.  Les deux peuvent donc utiliser la même table, à la condition d’avoir un bon siège & des rangements proches.

Le jardinage & le bricolage se font à la belle saison, ou au moins quand il ne fait pas trop froid dehors au moment où l’activité du corps génère assez de chaleur. Ces deux activités se font donc soit dehors soit sous un abri non chauffé.

La formation, la cuisine collective, l’accueil pour les soirées, ne sont pas indispensables immédiatement et peuvent s’empiler dans le temps. A réaliser par la suite pour générer le revenu & la convivialité du lieu.

A part les toilettes de l’habitat principal, les espaces douches & toilettes sèches se trouveront entre l’espace formation et l’espace hébergement, proche du lieu de compostage, pour faciliter leur usage.

… page à compléter au fur & à mesure de la réflexion …

 

 

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