Lundi 1 mars 2010
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Plantes communément répandues dans la région

Récolter des plantes sauvages
comestibles, c'est récolter des plantes communes de nos campagnes, de nos montagnes ou des bords de mer (Pensées pour toutes les personnes du littoral atlantique, sans oublier les autres dans les
mêmes difficultés, qui sont depuis hier soir et pour de longues semaines dans le désarroi).
Je disais donc que récolter des plantes sauvages comestibles ne consiste pas en une quête de la plante rare. En effet, récolter des plantes pour s'en nourrir n'est pas une quête de
collectionneur.
La première des précautions consiste donc à rechercher sur internet
Téla Botanica ou
Gentiana pour les isérois, les plantes interdites à la cueillette pour éviter de participer à la raréfaction d'une plante que l'on rencontre communément
dans un lieu mais qui ne se rencontre nul part ailleurs !
Cette recherche consiste à cueillir les plantes suffisament nombreuses pour pouvoir s'en nourrir, d'année en année.
En effet, mettre en péril une récolte future en récoltant toute la plante, racine comprise, ou l'ensemble des plantes d'un lieu serait manquer de prévoyance. La règle que j'utilise est de ne pas
récolter plus d'un tier des plantes d'un lieu. De cette façon il restera toujours plus de plantes que vous en avez récolté.Puis de changer de lieu de récolte tout au long de l'année.
Plantes concentrées en éléments actifs pour la santé
Les plantes sauv

ages comestibles
sont pour la plupart des concentrés en nutriments. En effet, les plantes sauvages sont bien plus concentrées en minéraux, vitamines, oligo-éléments de toute sorte, que les légumes que nous
mangeons habituellement. N'oublions que ces plantes ont poussées dans le meileur endroit qui leur conviennent sans être arrosées autrement que naturellement.
Aussi, manger en grande quantité une seule plante sauvage , aussi anodine soit-elle, n'est pas si anodin.
Il est donc bien entendu, qu'il est nécessaire de varier son régime alimentaire en plantes sauvages, comme on le fait dans un régime alimentaire classique.
En les mélangeant et en changeant tout au long de la semaine, si l'on en mangeait tous les jours, les espèces de plantes.
Au delà du plaisir de manger des plantes sauvages comestibles, disponibles gratuitement, on pourra ainsi utiliser les plantes sauvages comestibles comme une source de nutriments à la façon des
tisanes que l'on peut boire tout au long de l'année, l'une pour mieux dormir, l'autre pour mieux digérer. C'est ainsi que l'ortie très concentrée en fer , si par ailleurs notre corps est capable
d'absorber les nutriments, permet de métaboliser ce fer et de participer ainsi à une amélioration notable de la santé pour les anémiques.
Que dire de la concentration en vitamine C de l'ortie, 6 fois plus que l'orange, comme bien d'autres : 6 & 5 fois plus pour le cresson de terre & la berce spondyle ou plus de 4 fois pour
l'amaranthe réfléchie. Tant de bonne raison de manger ces plantes qui pour la plupart sont très communes en France.
Il devient donc vraiment important de réhabiliter ces plantes que l'on peut croiser communément lors de nos promenades en campagne en montagne ou au bord de la mer & qui sont prêtes à nous
apporter la meilleure des santé.
C'est comme faire du bois qui réchauffe 3 fois, le jour où on le coupe (si on le fait bien sûr), le jour où on le range et le jour où on le brûle.
Les plantes sauvages comestibles nous nourrissent 3 fois :
-
La première fois lorsqu'on se laisse émerveiller par leur beauté,
-
la seconde fois au moment où l'on sort les cueillir, respirant ainsi pleinement l'air frais & s'activant en marchant - participant ainsi à l'activité quotidienne nécessaire à une
bonne santé,
-
& la troisième fois lorsqu'on les mange.
Je voudrais rajouter qu'aller récolter des plantes sous la pluie peut aussi être vraiment très agréable. Je ne sais pas si vous avez remarqué à quel point marcher sous la pluie apporte bien être
& sérénité. J'entends bien que pour vraiment profiter de l'effet bénéfique de la pluie, il s'agit d'être bien chaussé & bien habillé. Ensuite je suppose que ce sont les ions négatifs émis
par les gouttes de pluie qui apportent ce bien être.
Connaissance du milieu dans lequel elles poussent
De la même façon que la connaissance des Plantes Sauvages Comestibles peut nous permettre de nous connaître vraiment, elle est aussi le chemin vers une connaissance approfondie du milieu dans
lequel nous vivons.
Nous allons tout d'abord chercher à identifier les plantes que nous découvrons au détour d'un chemin d'une allée, au cours de nos escapades en pleine nature ou dans les quartiers peu fréquentés
de notre ville.
Petit à petit, pour avoir observé le milieu dans lequel chacune peut pousser, les hypothèses sur leurs besoins en soleil, en eau, en chaleur, en vent, en qualité de sol (drainant1, argileux2,
humique3, …), en sel (au bord de la mer) ou en propreté (vierge de toute pollution animale ou chimique), nous imprègnent de plus en plus.
Aussi viendra le jour où vous serez capable de lire le paysage en disant, là il doit y avoir telle ou telle plante à telle période de l'année. Quelle joie de le vérifier !
Puis plus tard vient la possibilité de ressentir si une plante est comestible ou pas, même si vous ne l'avez jamais vu, comme si la plante vous parlait directement ! La vérification est toujours
de rigueur bien entendu. Les livres sont toujours là pour ça. Et là, c'est le plaisir suprême de se sentir en osmose avec le vivant autour de vous !
J'ai cet espoir d'aider à la prise cette conscience. Nous sommes entourés de nourriture, excellente nourriture que nous offre la Terre ! Prenons en soin !
Bonne journée